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L’usine évolue, les procédés de production gagnent en performance et s’enrichissent de nouvelles technologies de fabrication automatisées. En parallèle, les objets courants sont de plus en plus connectés, et ce même pendant leur construction ; l’usine peut maintenant suivre l’évolution d’un objet individuellement pendant sa fabrication, voire pendant tout son cycle de vie. De nouveaux outils comme le big data permettent d’augmenter le potentiel d’apprentissage des robots et de développer des analyses prédictives fines pour personnaliser le suivi des produits. Certains n’hésitent pas à voir dans cette évolution une mutation majeure du centre de production, à la suite de la machine à vapeur, de l’électricité et de l’automatisation, et à nommer ce phénomène “industrie 4.0”.

3D et CFAO
Parmi les nouvelles technologies de production les plus novatrices se trouvent la robotique avancée, l’impression 3D ou fabrication additive et les outils de CFAO (conception et fabrication assistées par ordinateur).
Elles ont comme point commun d’assouplir la production : la CFAO accélère la conception du produit et son développement en permettant la simulation des contraintes subies ou le calcul de ses caractéristiques physiques, et en traduisant le fichier numérique en instructions de fabrication, tandis que la robotique avancée et l’impression 3D transforment la chaîne de production et la rendent polyvalente. En effet, le robot industriel peut maintenant être programmé pour de nombreux usages, tandis que l’impression 3D permet de façonner n’importe quel objet par ajout successif de couches de matière, bien qu’elle reste limitée par les matériaux utilisables et la taille de l’objet réalisé. L’alliance de ces nouveaux outils permet de produire avec une meilleure efficacité et plus de liberté :
les objets peuvent plus facilement être personnalisés et évoluent par simple modification du fichier numérique. De plus courtes séries deviennent rentables, tandis que l’organisation de la chaîne de production est plus flexible.

Les laboratoires de fabrication
À terme, les échanges de produits pourraient laisser place à l’échange de fichiers numériques, ensuite fabriqués localement dans une usine normalisée ; dans une certaine mesure, c’est déjà le cas dans les fab labs, littéralement “laboratoires de fabrication”, qui permettent à des individus d’utiliser de nouvelles technologies de production, et en particulier la fabrication additive.
L’automatisation de l’industrie et la fabrication additive seraient aussi dans cette perspective une opportunité de relocalisation des moyens de production dans les pays développés.

3DLa spécificité de l’impression 3D
L’impression 3D se distingue des autres moyens de production ; tout d’abord utilisée pour faciliter le prototypage, le marché se développe et s’étend aux individus : au-delà des apports industriels comme la capacité de réaliser des pièces imbriquées, de consommer moins de matériau coûteux en supprimant le gaspillage et en allégeant les objets, de fabriquer des pièces personnalisées en très petites quantités, les imprimantes personnelles atteignent le grand public grâce à des prix abordables et sont donc de plus en plus utilisées. La fabrication additive ne remplacera pas dans le moyen terme la production de masse, notamment à cause du coût des matériaux et du temps d’impression, mais elle pourrait faciliter le développement de petites industries innovantes et l’émergence d’un “artisanat 2.0”.

L’impression 3D et l’entreprise
L’impression 3D est aussi l’occasion de l’émergence de nouveaux business models, et peut donner lieu à des démarches d’innovation ouverte. Toutefois, elle pose aussi de nouvelles questions, liées aux réglementations et à la sécurité, ainsi qu’à la menace qu’elle représente pour la propriété intellectuelle du moment qu’un objet peut être scanné. Si ces nouvelles technologies de production sont prometteuses, elles demandent un investissement souvent trop lourd pour les PME, et les aides du gouvernement restent pour l’instant trop limitées. La France manque parallèlement d’acteurs privés suffisamment forts dans ces domaines, même si cette situation pourrait évoluer grâce à un important investissement dans la R&D et le transfert de technologies. Un tel investissement devrait être accompagné de formations aux nouveaux outils et de la revalorisation des métiers de la production auprès des élèves et étudiants. La mutualisation des capacités de production dans des fab labs pourrait permettre d’accompagner ce changement en rendant la production familière, que ce soit dans les entreprises, les écoles ou les lieux publics.

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