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UN SECTEUR EN PLEINE ÉVOLUTION

L’optique photonique, ensemble des techniques mettant en œuvre le photon, a profondément modifié la science, l’économie et notre quotidien. Parmi les évolutions majeures de ces vingt dernières années, l’optique photonique est à l’origine de la révolution des télécommunications avec le développement du réseau Internet et de l’accroissement des capacités de stockage de l‘information via les DVD.

Parallèlement, les progrès en termes d’imagerie et d’instrumentation par vision ont bouleversé de nombreux domaines industriels, du médical au spatial, en passant par la défense et la surveillance. Enfin, le développement des diodes électroluminescentes, notamment des diodes organiques, est en train de faire naître une nouvelle génération d’écrans qui remplacera à terme les écrans LCD.
Toutes ces évolutions vont encore s’accélérer dans les années à venir avec l’arrivée de nouvelles technologies particulièrement favorables au développement de solutions optiques : la maîtrise des micro- et nanotechnologies va notamment permettre l’accès à de nouvelles fonctionnalités tout en offrant des capacités de miniaturisation jusque‑là inégalées ; elle se traduit déjà par l’émergence de plus en plus forte des micro-objets optiques, communément appelés MOEMS (Micro Opto Electro Mechanical Systems) dont les applications touchent un nombre toujours plus grand de secteurs industriels, comme l’automobile ou la téléphonie mobile.
Dans toutes ces applications, l’optique photonique est au coeur de l’innovation, associée à d’autres disciplines comme la mécanique, l’électronique, les techniques numériques ou la science des matériaux, disciplines qui sont nécessaires à sa mise en oeuvre mais qui l’occultent souvent.
Elle apporte pourtant fréquemment des solutions originales et élégantes basées sur ses qualités structurelles : capacité d’intégration, rapidité d’intervention, action sans contact et à distance, possibilité d’action en milieux hostiles.
Le développement de nouvelles solutions rendues possibles par l’amélioration des performances, la baisse des coûts, l’amélioration des processus de fabrication et l’augmentation de la fiabilité, a conduit à un élargissement des marchés visés.
Longtemps tirée par la défense et ses marchés captifs, l’optique photonique est aujourd’hui majoritairement présente sur des marchés civils, le plus souvent mondiaux. Ce profond changement et la rapidité d’évolution des technologies obligent les entreprises à toujours plus de réactivité et d’investissement en recherche et développement.

LES ACTEURS FRANÇAIS DE L’OPTIQUE PHOTONIQUE

Un tissu industriel original
Au niveau de la topologie des entreprises, la situation française comporte une singularité : à côté de grands groupes comme Alcatel, Dassault, EADS, Essilor, Orange, Peugeot, Philips, Renault, Safran, Saint Gobain, Thales ou encore Valeo, grands utili-
sateurs des technologies photoniques, une grande majorité des entreprises est constituée de petites PME puisque 95% d’entre elles ont moins de 250 salariés (Source : AFOP).
Il manque, dans le paysage français, les ‘‘grosses’’ PME, capables à la fois de se montrer innovantes et réactives et de s’imposer à l’international.
A titre de comparaison, la taille des entreprises françaises est en moyenne 10 à 20 fois inférieure à celle des entreprises allemandes.

Une recherche d’excellence
La recherche française en optique photonique bénéficie d’une grande reconnaissance internationale, tant en recherche fondamentale qu’en recherche appliquée.
Deux prix Nobel, Alfred Kastler en 1966 pour le pompage optique et Claude Cohen-Tannoudji en 1997, pour le refroidissement des atomes par faisceaux laser, sont venus témoigner de cette reconnaissance. Les chercheurs français sont régulièrement publiés dans des revues à comité de lecture comme Nature et Sciences et assurent fréquemment des conférences invitées dans les grands congrès internationaux.photonique
Les principaux groupes de recherche impliqués se situent dans les laboratoires du CNRS, des universités et des grandes écoles et dans les grands organismes publics comme le CEA, l’ONERA ou le CNES, sans oublier les observatoires et les laboratoires privés.
Les recherches menées couvrent un grand nombre de filières : physique fondamentale, astrophysique, micro- et nanotechnologies, interaction lumière-matière, matériaux et participent ainsi aux progrès d’autres disciplines. Tous les organismes de recherche se retrouvent aussi dans des projets ambitieux : grands télescopes
de demain, satellites d’observation de l’univers et de la terre, lasers extrêmes, et sont associés à l’instrumentation nécessaire à des projets comme ITER, VIRGO ou LHC. Outre les avancées scientifiques exceptionnelles qui vont découler de ces projets, ceux-ci stimulent aussi fortement l’activité industrielle en optique photonique. Ils contribuent aussi à créer une forte synergie entre les laboratoires de recherche et l’industrie, synergie fondamentale pour notre dynamisme économique et qui se traduit notamment par une grande proportion
de projets français acceptés dans le cadre des appels à projets européens.

Un secteur qui s’organise
Depuis 2003, les acteurs de l’optique photonique se sont regroupés au sein du Comité national d’optique et photonique (CNOP).
Celui-ci rassemble deux acteurs nationaux, l’Association française des industries de l’optique et de la photonique (AFOP) et la Société française d’optique (SFO), et l’ensemble des pôles régionaux : ALPhA Route des Lasers en Aquitaine, Anticipa en Bretagne,
Elopsys en Limousin, Opticsvalley en Ile de France, Optitec Popsud en région PACA, le pôle optique Rhône Alpes et Rhenaphotonics Alsace.

Au niveau national, la SFO est une société savante qui rassemble plus particulièrement les chercheurs des laboratoires publics ou privés et dont le rôle principal est d’organiser les échanges scientifiques (colloques, conférences…). L’AFOP quant à lui est un syndicat professionnel d’entreprises.
Les pôles régionaux soutiennent le développement des acteurs locaux de l’optique photonique et tissent les liens nécessaires avec les filières applicatives présentes sur leurs territoires. Trois d’entre eux (ALPhA Route des Lasers, Elopsys et Optitec Popsud) ont été labellisés pôles de compétitivité.
Par ailleurs, de nombreux pôles de compétitivité intègrent des technologies photoniques dans leurs applications (les pôles Santé, les pôles TIC, les pôles Transport, les pôles Mer…).
Parallèlement au CNOP, des clubs thématiques rassemblent les professionnels de certains secteurs : Club vision pour la vision industrielle, CREDO et Club optique pour les télécommunications, Club laser et procédés pour les lasers industriels, Club visualisation pour les techniques d’affichage. La création du CNOP a répondu au besoin exprimé par la profession d’être représentée par un organisme fédérateur. Son action initiale a permis aux différents acteurs de bien se connaître et de coordonner leurs actions. Il est aujourd’hui le porte-parole de la filière, tant au niveau des pouvoirs publics français que des instances européennes.

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L’optique photonique en vidéos

Pour plus d’informations, voir l’article sur l’optique photonique : Optique photonique : au cœur de l’innovation.

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