Etude statistique

belgiDepuis 2011, la Belgique a dépassé le cap des 11 millions d’habitants. Au 1er janvier 2015, elle comptait officiellement 11.209.044 habitants, dont 57,5 % habitaient en Flandre, 32,0 % en Wallonie et 10,5 % en Région de Bruxelles-Capitale. Enfin, un peu moins de 1 % de la population résidait en Communauté germanophone.
Au cours de l’année 2014, la population de la Région de Bruxelles-Capitale a de nouveau augmenté à un rythme légèrement plus rapide que celui des deux autres régions. De ce fait, sa part dans l’ensemble du pays continue de progresser, comme c’est le cas depuis quelques années.

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La Belgique dans l’Europe
Au 1er janvier 2015, la population de l’Union européenne (UE28) était estimée à 508.191.116 millions d’habitants. Avec un poids démographique non négligeable, la Belgique se classe en neuvième position et représente 2,2 % de la population totale de l’Union. Cette position tend d’ailleurs à se renforcer ces dernières années, grâce à une dynamique démographique supérieure à la moyenne européenne.

32484b9814-drapeau_belgiqueÉvolution démographique
Au cours de l’année 2014, la population résidant en Belgique a augmenté de 58.528 personnes. Cette croissance est toujours due en majeure partie au solde migratoire international, qui s’est relativement stabilisé depuis trois ans, après avoir connu une hausse sensible dans les années 2000. En 2014, il s’établissait à 39.954 personnes, contre 34.843 personnes en 2013.
Quant à l’excédent des naissances sur les décès, il est passé de 15.567 unités en 2013 à 19.692 en 2014. Le nombre de décès a sensiblement diminué par rapport à 2013, pour retrouver un niveau proche de celui de 2011 : 104.723 décès. Dans le même temps, le nombre de naissances a de nouveau connu une légère baisse : 124.415 naissances.
Accroissement annuel de la population
Avec un solde migratoire international et un solde naturel en hausse, la population a connu un taux de croissance de 0,52 % durant l’année 2014. Ce taux maintient la Belgique parmi les pays européens à forte croissance démographique. Le Luxembourg (2,4 %) et la Suède (1,1 %) arrivent en tête de ce classement, avec des taux de croissance bien supérieurs à celui de la Belgique. Néanmoins, plusieurs pays européens connaissent aujourd’hui des croissances négatives (Espagne, Grèce, Portugal, mais aussi parmi les nouveaux pays membres, Pologne, Roumanie, Bulgarie, Lituanie…).
La majorité des 589 communes du pays ont enregistré une croissance démographique positive en 2014. Si 115 d’entre elles ont vu leur population diminuer, c’est dans un certain nombre de cas de très peu d’unités, comme Burg-Reuland qui n’a perdu au total qu’1 seul habitant.
Parmi ces baisses, il faut cependant noter que figurent Charleroi (-0,12 %), Liège (-0,16 %) et Namur (-0,02 %), les trois villes wallonnes les plus peuplées. Les hausses les plus sensibles ont été à nouveau recensées dans l’agglomération bruxelloise ainsi qu’à Anvers, Gand, Malines, Roulers et Beringen. Les croissances relatives les plus rapides s’observent dans de petites communes (moins de 10.000 habitants), mais il faut relever le cas particulier de Bruxelles qui, avec une population de plus de 170.000 habitants a connu une croissance de 3,0 %.

Les principaux pays de nationalité de ces résidents étrangers sont la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Maroc et la Pologne. Les citoyens de ces pays représentent la moitié (49,1%) de la population étrangère en Belgique.

Structure de la population par âge
La population résidant en Belgique au 1er janvier 2015 vieillit sensiblement. Jamais les personnes (très) âgées n’ont été aussi nombreuses. Les classes d’âge de plus de 80 ans sont en nette augmentation par rapport à la situation de 2005. Si les classes d’âge nées du baby-boom restent importantes, le poids de ce groupe s’est quelque peu réduit au cours de la décennie écoulée. Le nombre de très jeunes enfants ne progresse plus, contrairement à ce qui se passait au cours des années précédentes.
Il y a plus de jeunes hommes que de jeunes femmes, car il naît systématiquement plus de garçons que de filles (entre 104 et 106 garçons pour 100 filles dans notre pays). Ce rapport s’inverse toutefois à l’âge de 54 ans en raison d’un taux de mortalité plus élevé chez les hommes que chez les femmes à tous les âges de la vie.
Il en découle un déséquilibre entre les sexes de plus en plus marqué avec l’âge. Ainsi, parmi les octogénaires, on recense près de deux fois plus de femmes que d’hommes. Parmi les nonagénaires, les femmes sont près de trois fois plus nombreuses que les hommes.
La pyramide des âges n’est pas homogène en Belgique. En effet, la Région de Bruxelles-Capitale est clairement plus jeune que les deux autres régions, avec une proportion plus importante de jeunes (22,8 %) et moindre de personnes âgées (13,2 %).
Si la Région wallonne se rapproche de la moyenne nationale, la Région flamande s’en éloigne plus fortement, en raison d’un vieillissement plus prononcé. On y recense, en effet, moins de jeunes (19,4 %) et plus de personnes âgées (19,3 %).
Au cours des dernières années, ces différences de structure d’âge entre les régions se sont plutôt accentuées. La proportion de personnes âgées fournit une indication du vieillissement au niveau local. On constate d’importantes disparités dans ce domaine au niveau du territoire belge. Ainsi, les communes du littoral abritent entre 25 et 30 % de 65 ans et plus (contre seulement 18,1 % pour l’ensemble de la Belgique). C’est également le cas de plusieurs communes wallonnes des vallées de la Semois et de l’Ourthe et de la ville de Spa qui accueillent également de nombreux retraités.
On observe également des disparités importantes entre les communes de périurbanisation ancienne et celles où ce phénomène est plus récent. Les premières (comme Sint-Martens-Latem, Chaudfontaine et Edegem) ne sont pas abordables pour la plupart des jeunes et ont une population vieillissante. Les communes de la seconde catégorie (axe élargi de Bruxelles-Namur-Luxembourg et dans une moindre mesure nord de la province d’Anvers) sont très dynamiques sur le plan démographique et abritent relativement peu de personnes âgées.
Parallèlement au vieillissement de la population, l’espérance de vie à la naissance poursuit son augmentation en Belgique. De 1994 à 2014, elle a crû de 4,4 années pour passer de 76,7 à 81,1 ans, soit un gain d’espérance de vie de 2,5 mois, en moyenne, chaque année, durant 21 ans. On notera la gain particulièrement important observé en 2014 : 0,6 an.

Population étrangère
Au 1er janvier 2015, la Belgique comptait 1.255.286 personnes de nationalité étrangère, soit 11,2 % de la population résidente totale. Vingt ans plus tôt, les ressortissants étrangers représentaient 9,1% de la population du Royaume, soit 922.338 personnes.
À titre de comparaison, la France comptait 5,8% d’habitants de nationalité étrangère au 1er janvier 2008 et les Pays-Bas 5,6 % au 1er janvier 2011. Le cap du million d’étrangers vivant en Belgique a été franchi fin 2008.
Au 1er janvier 2015, 68,3 % de la population étrangère était composée de ressortissants d’un pays de l’Union européenne. Les principaux pays de nationalité de ces résidents étrangers sont la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Maroc et la Pologne. Les citoyens de ces pays représentent la moitié (49,1 %) de la population étrangère en Belgique.
Il y a vingt ans, ces pays, sauf la Pologne, figuraient déjà, mais dans un ordre légèrement différent, en tête du classement des pays d’origine des habitants de nationalité étrangère.
La Pologne et la Roumanie sont les pays dont le nombre de ressortissants s’est accru le plus rapidement au cours de ces années dans notre pays. Le nombre de Polonais a été multiplié par 13 en vingt ans, tandis que le nombre de Roumains a été multiplié par 21. La part des résidents originaires de ces deux pays est passée de moins de 1 % en 1995 à respectivement 5,4 % pour les Polonais et 5,2 % pour les Roumains.
Parmi les autres pays importants, seuls le Maroc (de 15,6 à 6,5 %) et la Turquie (de 9,3 à 2,9 %) ont vu leur importance relative diminuer sensiblement. Ces diminutions ont été de pair avec un mouvement important d’acquisitions de la nationalité belge.
La répartition de la population de nationalité étrangère est très variable dans le pays. De nombreux ressortissants étrangers résident dans l’agglomération bruxelloise, où ils font presque part égale avec les citoyens belges dans certaines communes. C’est notamment le cas à Saint-Gilles (48,2 %), à Ixelles (47,6 %) et à Etterbeek (45,8 %).
Le pourcentage d’habitants de nationalité étrangère reste élevé en dehors des limites de la Région de Bruxelles-Capitale. C’est notamment le cas de toutes les communes jouxtant la Forêt de Soignes, de Tervuren à Waterloo, où de nombreux ressortissants américains et britanniques se sont établis.
De nombreux ressortissants étrangers vivent également dans une série de communes frontalières qui bordent les agglomérations de Lille (France), d’Aix-la-Chapelle (Allemagne), de Maastricht (Pays-Bas) et de Luxembourg, dont ils sont souvent originaires. Les principaux centres urbains du pays (Anvers, Liège et Gand) et les villes universitaires (Louvain, Ottignies-Louvain-la-Neuve) accueillent aussi des proportions importantes de ressortissants étrangers.
Enfin, ceux-ci sont également nombreux le long de l’ancien axe industriel wallon, où l’implantation étrangère peut être qualifiée d’historique. C’est le cas des Italiens dans les communes du Borinage et du Centre (autour de La Louvière). cours de l’année 2014, 18.726 personnes ont acquis la nationalité belge, soit moitié moins qu’en 2013.

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