S’inscrire gratuitement sur l’annuaire de la sous-traitance industrielle

L’impression 3D pourrait avoir des répercussions économiques et sociales majeures qui concernent à la fois les activités B2B et B2C, puisqu’il s’agit d’une technologie grand public. « L’impression 3D permet de disposer d’un chemin direct entre un objet dessiné et sa réalisation », explique Éric Carreel, fondateur de Sculpteo. La capacité à fabriquer facilement à domicile des objets de la vie courante revient à mettre en concurrence le consommateur et l’industriel. Ces phénomènes ont par le passé contribué à bouleverser considérablement des industries comme celle du développement photo (avec l’apparition du numérique et des imprimantes personnelles) ou du CD (avec l’échange entre pairs de fichiers musicaux par Internet). Ils s’appliqueront désormais aux objets en 3D. Davantage que remplacer une technologie, l’impression 3D apporte un niveau de service différent et justifie ainsi un coût supérieur.

Une manne économique
Le marché de l’impression 3D est estimé aujourd’hui à 1,7 milliard de dollars de chiffre d’affaires.
Les spécialistes estiment qu’une croissance à deux chiffres devrait se poursuivre jusqu’en 2015 10. Une trentaine d’acteurs se partagent le marché, dont les leaders sont Stratasys Ltd, 3D System Corporation et EOS.
Si on ne compte aucun producteur d’imprimantes 3D en France, nous sommes en revanche bien placés pour fournir les composants chimiques nécessaires au processus d’impression couche à couche. Nées il y a une vingtaine d’années, les imprimantes 3D étaient alors très coûteuses (plus de 25 000 dollars) et réservées aux centres de R&D des grandes sociétés dont l’offre se concentrait sur des produits de haute qualité.
L’aérospatial, l’automobile et les productions plastiques sont toujours les industries prépondérantes du secteur. Les fabricants d’imprimantes 3D ont ensuite cherché à cibler les PME en rendant leurs machines plus accessibles (de 10 000 à 3 000 dollars).
L’industrie reste, à l’heure actuelle, le plus gros utilisateur de ces technologies, à la fois pour ses séries limitées et pour ses processus internes d’innovation.
C’est d’ailleurs pour le même type d’usages que les agences de design et les architectes utilisent de plus en plus l’imprimante, notamment pour la réalisation de prototypes.
Un nombre croissant de particuliers et de travailleurs indépendants s’équipent également, même si le phénomène reste encore marginal car il nécessite de maîtriser le logiciel de conception assistée par ordinateur qui pilote l’imprimante.
Les acteurs du secteur poursuivent leur effort de démocratisation : en 2011, les premiers modèles grand public apparaissent pour un prix variant entre 350 et 2 000 euros. Les ventes d’imprimantes personnelles ont affiché un taux de croissance record de 289 % en 2011 11.
Si les particuliers ne désirent pas s’équiper, il leur est possible de s’appuyer sur des fab labs équipés, voire de faire appel à des services d’impression 3D.
L’impression 3D se développe aujourd’hui dans les biens de consommation personnalisables (ou sur mesure) comme la joaillerie, les jouets, l’architecture ou la santé. Les domaines d’application sont nombreux et prometteurs.

Spécificités du marché
Une des spécificités du marché de l’impression 3D est la multiplicité des technologies utilisées. Chaque technologie permet une impression avec un certain type de matériau. Les imprimantes les plus simples impriment des objets en plastique, d’autres plus sophistiquées produisent des pièces en métal et en polymère. Il est également envisageable d’imprimer de la peau ou des tissus vivants (régénération de la peau en cas de brûlure), voire des armes à feu et même… des imprimantes 3D ! Les débouchés de l’impression 3D semblent quasiment illimités pour des objets mono-matériaux12. Si de nouvelles encres permettent à certaines imprimantes de fabriquer de petits composants électroniques 13, il n’est aujourd’hui pas envisageable qu’une imprimante 3D fabrique, par exemple, des processeurs de smartphone, alors que ceux-ci ne sont fabriqués que par deux usines dans le monde grâce à des investissements de plusieurs milliards de dollars.

Retourner au sommaire de la sous-traitance industrielle Made in France.

L’impression 3D en vidéos

Pour plus d’informations, voir l’article sur la 3D : L’IMPRESSION 3D – UNE INNOVATION AUX RETOMBÉES MULTIPLES.

Consulter d’autres d’articles sur la sous-traitance industrielle française dans ce secteur d’activité.
Echos-partners-industrie a sélectionné des entreprises pour ce secteur d’activité de sous-traitance industrielle française.

Liens videos :
Fabriquer et tester une imprimante 3D
Test de l’imprimante 3D
Les imprimantes 3D : une révolution industrielle

Echos-partners-industrie.com présente plus  d’informations sur la sous-traitance industrielle made in France et ses entreprises de sous-traitance industrielle dans divers secteurs d’activités de la sous-traitance industrielle.