L’Espagne est l’une des principales puissances économiques mondiales : la huitième économie mondiale par la taille, le 8e investisseur et le 9e récepteur d’investissements directs de l’étranger. Son dynamisme économique perdure, comme nous le prouve son taux de croissance, qui a augmenté au cours des dernières années d’un taux supérieur à celui de la moyenne européenne (3,9 % en 2006 face aux 2,9 % de l’UE-25 et aux 2,8 % de la zone euro).

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espagne2L’Espagne jouit par ailleurs d’une position géostratégique privilégiée dans
l’Union européenne, qui ouvre l’accès à un marché de plus de 1,2 milliard de clients potentiels dans toute la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique). Grâce aux puissants liens économiques, historiques et culturels qu’elle entretient avec l’Amérique latine, l’Espagne est une plateforme idéale pour y développer des courants d’affaires.

D’autre part, l’Espagne est une économie moderne, fondée sur la connaissance, dans laquelle les services représentent 66 % de l’activité économique. Elle est également un centre d’innovation, grâce à la présence d’une population jeune hautement qualifiée et à des coûts compétitifs.

Le royaume d’Espagne, avec une superficie de plus de 500 000 kilomètres carrés au sud-ouest de l’Europe, est le deuxième plus grand pays de l’Union européenne.
Son territoire occupe la plus grande partie de la péninsule ibérique, qu’il partage avec le Portugal ; il comprend également les Îles Baléares en Méditerranée, les Îles Canaries dans l’océan Atlantique, les villes nord-africaines de Ceuta et Melilla et diverses petites îles et îlots. Malgré des différences entre les régions, l’Espagne a un climat typiquement méditerranéen.

espagne3Le climat de la région côtière du Nord, sur la côte Atlantique et dans le golfe de Gascogne, se caractérise par sa douceur et sa pluviosité tout au long de l’année avec des températures ni trop basses en hiver, ni trop élevées en été. Le climat de la côte méditerranéenne, Îles Baléares, Ceuta et Melilla comprises, est doux en hiver et sec et chaud en été.

Les plus forts contrastes s’observent à l’intérieur de la péninsule, où le climat est sec, avec des hivers froids et des étés chauds. Les Îles Canaries ont leur propre climat, avec des températures constantes toute l’année, de 20 degrés environ et de très faibles écarts de température entre les saisons et entre le jour et la nuit.

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L’Espagne jouit d’une excellente qualité de vie et il s’agit d’un pays très ouvert aux
étrangers. Elle dispose de presque 8 000 kilomètres de côtes, de nombreuses possibilités de pratiquer des activités sportives et d’une grande variété d’évènements sociaux, le tout
placé sous l’égide de la diversité des héritages culturels et du croisement de civilisations (celtes, romains, arabes, juifs, wisigoths, etc.).

POPULATION ET RESSOURCES HUMAINES
La population de l’Espagne en 2006 était de 44,7 millions de personnes (selon les don-
nées avancées par le recensement municipal), avec une densité de plus de 88,6 habi-
tants au kilomètre carré.

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La population espagnole est essentiellement urbaine. En effet, près de 33 % de la population réside dans les capitales des provinces.
Le castillan est la langue officielle de l’État. Il existe d’autres langues régionales qui sont également officielles dans leurs communautés autonomes respectives, conformément à leurs statuts. L’éducation est obligatoire jusqu’à 16 ans, l’anglais étant la langue étrangère la plus étudiée dans les écoles et les collèges.

L’Espagne a une population active de plus de 20 millions de personnes, soit 58 % de la population âgée de plus de 16 ans, d’après l’Enquête sur la Population Active (publiée au Troisième trimestre 2006). Par rapport à celle d’autres pays de l’OCDE, la population espagnole est relativement jeune : environ 15 % de la population est âgée de moins de 16 ans, 68 % a entre 16 et 64 ans et 17 % seulement est âgée de plus de 65 ans, d’après les chiffres de 2006. Par ailleurs, l’Espagne connaît depuis quelques années un important flux d’immigration, qui compense les conséquences du vieillissement de la population.

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La structure de la population active par secteurs économiques a changé significativement au cours des dernières années, avec en particulier l’augmentation de la population active dans le secteur des services et la baisse du nombre de personnes employées dans l’agriculture.
La population active est très qualifiée, productive et capable de s’adapter aux changements technologiques.

Enfin, conformément aux engagements pris au sein de l’Union européenne en faveur de l’emploi, le gouvernement espagnol a engagé depuis le milieu des années 90 des réformes en profondeur du marché du travail, avec l’introduction d’un plus haut degré de flexibilité de l’emploi.
Le succès de ces réformes est validé par le fait que l’Espagne a été, parmi les 25 pays membres de l’Union européenne, le pays ayant enregistré la plus forte croissance de l’emploi (3,6 %) en 2005, d’après le Rapport sur l’emploi en Europe en 2006, publié par la Commission Européenne en octobre 2006.

INSTITUTIONS POLITIQUES
L’Espagne est une monarchie parlementaire. Le Roi est le chef de l’État, et sa fonction principale est d’arbitrer et de veiller au bon fonctionnement des institutions, conformément à la Constitution. De même, il ratifie les nominations aux postes les plus représentatifs des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

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La Constitution de 1978 détermine les droits fondamentaux et les libertés publiques et attribue le pouvoir législatif aux Cortes Generales (Parlement), le pouvoir exécutif au gouvernement et le pouvoir judiciaire aux juges et aux magistrats.
La fonction législative est confiée aux Cortes Generales, qui comprennent le congrès des députés (chambre basse) et le sénat (chambre haute) ; les membres de ces deux chambres sont élus tous les quatre ans au suffrage universel.
Les Cortes Generales exercent le pouvoir législatif, approuvent le budget général de l’État, contrôlent l’activité du gouvernement et ratifient les traités internationaux.

Le chef du gouvernement est le président du gouvernement élu par les Cortes Generales ; il est chargé de choisir les membres du Conseil des ministres. Les membres du gouvernement sont nommés et révoqués par le président à sa discrétion. L’Espagne est organisée en 17 communautés autonomes, composées chacune d’une ou de plusieurs pro-
vinces, plus les villes autonomes de Ceuta et Melilla au Nord de l’Afrique ; il y a 50 provinces en tout. Chaque communauté autonome exerce les compétences qui lui sont attribuées par la Constitution, et qui sont énoncées dans les statuts d’autonomie. Ces statuts exposent, en outre, l’organisation institutionnelle de la communauté, qui comprend en général : une assemblée législative élue au suffrage universel, qui édicte la législation applicable dans la communauté ; un gouvernement avec des fonctions exécutives et administratives, dirigé par un président élu par l’Assemblée, qui est le responsable le plus haut placé de la communauté, et un Tribunal supérieur de justice, qui détient le pouvoir judiciaire sur le territoire de la communauté. Il y a également, dans chaque communauté, un délégué du gouvernement, nommé par le gouvernement central, qui dirige au niveau local l’administration de l’État et assure la coordination avec celle de la communauté.

Les communautés ont l’autonomie financière et reçoivent en outre des affectations de fonds du budget général de l’État. Avec cette structure, l’Espagne est devenue l’un des pays les plus décentralisés d’Europe.

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L’Espagne est devenue membre de plein droit de la Communauté Économique Européenne en 1986. Depuis lors, d’après les données publiées par la Commission européenne, l’Espagne a atteint les objectifs fixés par le Conseil Européen et a transposé 2 701 directives dans sa législation interne.

L’intégration à l’Union européenne a signifié pour l’Espagne, comme pour les autres États Membres, un changement fondamental depuis le milieu des années quatre-vingt
dix avec la création du Marché unique européen et de l’Espace économique européen, qui ont permis l’instauration d’un espace commercial sans frontières. Depuis lors, l’Union européenne a progressé de manière significative sur la voie de l’unification par le renforcement des liens politiques et sociaux entre ses citoyens ; l’Espagne, au cours de ce processus, s’est distinguée comme l’un des pays pionniers dans la mise en œuvre de mesures de libéralisation.
Au mois de mai 2004, l’Union européenne s’est élargie à dix nouveaux membres (Chypre, Slovaquie, Slovénie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne et la République Tchèque).

Cet élargissement est sans précédent quant à son étendue et à sa diversité : une extension du territoire de 23 % et un accroissement de la population de 100 millions de personnes. De même, depuis le 1er janvier 2007, la Roumanie et la Bulgarie sont des États membres de l’Union europénne.
L’Espagne a acquis d’importantes responsabilités au sein de l’Union européenne, comme en témoigne son cinquième rang, avec la Pologne, en nombre de droits de vote au Conseil des Ministres.
L’introduction de l’euro, le 1er janvier 2002, a marqué le début de la troisième présidence espagnole du Conseil européen, constituant l’aboutissement d’un long processus et permettant l’apparition d’une série d’opportunités de croissance pour les marchés espagnol et européen. Grâce à l’euro, une zone monétaire a été créée au sein de l’Union européenne, qui constitue la plus grande zone commerciale au monde. Cela a entraîné l’intégration des marchés financiers et des politiques économiques des États membres qui l’ont adopté. Ces changements ont renforcé la coordination des systèmes fiscaux des États membres et amélioré la stabilité de l’Union européenne.

L’euro a eu des effets incontestables au niveau international, assurant la promotion de la Zone Euro dans les forums internationaux, les forums financiers (les réunions du groupe G7) et les organisations multilatérales. La stabilité économique et commerciale qu’apporte l’euro a renforcé la croissance économique actuelle de l’Espagne ainsi que sa présence politique internationale.
L’Espagne est l’État membre de l’Union Européenne qui a reçu, au cours des dernières années, le montant le plus élevé de fonds structurels et de cohésion, pour financer des infrastructures et des projets de développement. De fait, l’Espagne devrait recevoir durant la période 2007-2013 plus de 31,5 milliards d’euros de divers fonds structurels et fonds de cohésion, devenant le deuxième plus grand récepteur de ce type de fonds de l’UE, derrière la Pologne.

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De même, l’Espagne percevra une dotation spéciale affectée aux activités de R&D de 2 milliards d’euros, conformément aux décisions prises lors du dernier Conseil Européen de Londres. Avec ces fonds, le gouvernement a soutenu les interventions dans ce domaine avec la collaboration de l’initiative privée pour le cofinancement d’infrastructures. La plus importante de ces interventions a été la mise en place du Programa Ingenio 2010, qui cherche fondamentalement à atteindre une situation où l’investissement public et privé en R&D+i représente 2 % du PIB en 2010.

Le gouvernement est décidé à poursuivre la réalisation de son programme d’importants investissements dans ce domaine. Ceci ressort de son Plan stratégique d’infrastructures et des transports, qui prévoit les plus importants efforts d’investissements en infrastructures jamais fournis par l’État espagnol et qui, au cours de la période 2005-2020, prévoit un investissement total de 248 milliards d’euros.

La priorité de ce plan est le transport ferroviaire, qui absorbe presque 50 % de l’investissement total.Le réseau de voies express, sur près de 11 000 kilomètres en tout, est en rénovation constante pour en améliorer l’efficacité. Au terme du plan d’investissements du gouvernement, l’Espagne comptera plus de 15 000 kilomètres de voies express reliant directement toutes les villes espagnoles et plaçant plus de 94 % de la population à moins de 30 kilomètres d’une voie à grande vitesse.

Le transport ferroviaire en Espagne dispose d’un réseau de plus de 15 000 kilomètres de voies. Les voies pour trains à grande vitesse sont devenues prioritaires dans les plans d’infrastructures du gouvernement : d’après les prévisions, le réseau à grande vitesse comptera 10 000 kilomètres en 2020. Il existe déjà des connexions telles que Madrid – Séville, Madrid – Lérida et Madrid – Tarragone. Ainsi, toutes les villes espagnoles auront un accès direct au réseau et 90 % de la population se trouvera à moins de 50 kilomètres d’une gare de ce réseau.

De même, Madrid sera reliée par TGV à la frontière française via Saragosse (Aragon) et Barcelone (Catalogne), et via Vitoria et Irun (Pays Basque). En fait, la section Madrid – Guadalajara – Saragosse – Lérida a été ouverte au public au mois d’octobre 2003, et la section internationale entre Figueres et Perpignan devrait être construite et exploitée par une entreprise privée concessionnaire. De plus, le tronçon à grande vitesse Cordoue – Antequera, sur plus de 100 kilomètres de voie, a été inauguré en décembre 2006 et, fin 2007, Madrid devrait être reliée en 2 h 30 à la Costa del Sol.

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