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L’AVIS DES CHEFS D’ENTREPRISE

Les chefs d’entreprise de l’industrie estiment assez largement que le développement à l’international est très important pour l’économie française. Toutefois, ils sont nettement moins nombreux à émettre cette opinion pour leur propre entreprise. Les industriels exportateurs estiment que leur compétitivité sur les marchés étrangers dépend en premier lieu de la qualité des produits, puis de leur prix et de leur adéquation à la demande et, dans une moindre mesure, de l’innovation et de la R&D. L’économie française dispose de nombreux atouts, notamment la qualification de l’encadrement, la qualité des infrastructures de télécommunication et de transport, mais souffre aussi de handicaps, principalement le coût du travail non qualifié et la taxe professionnelle.

Les atouts des entreprises françaises
Au titre des éléments favorables au développement de leur entreprise, et de façon plus générale de l’économie française, les industriels plébiscitent avant tout l’environnement de l’entreprise et la qualification de l’encadrement.
Pour la moitié d’entre eux, en effet, les infrastructures de télécommunication et de transport influencent favorablement le développement des entreprises.
Il en va de même pour la qualification de l’encadrement. Les infrastructures de transport apparaissent particulièrement importantes pour les entreprises du secteur automobile.
D’autres éléments sont jugés favorablement par une majorité d’entreprises : à égalité, la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée, les relations avec les organisations professionnelles et les chambres de commerce, et la protection de la propriété intellectuelle.
Lorsque les entreprises industrielles hiérarchisent les principaux atouts de la France, le classement est sensiblement le même, et ce quelle que soit la taille de l’entreprise : la qualification de l’encadrement arrive en première position, les infrastructures de transport et de télécommunication suivent en deuxième et troisième positions respectivement.

mondialisationLa fiscalité et le coût du travail : des facteurs handicapants
Au titre des éléments jugés contraires au bon développement de leur entreprise, et de l’économie française, les entrepreneurs de l’industrie mentionnent avant tout la fiscalité et le coût du travail.En effet, comme ils l’expriment assez habituellement, une très large majorité d’industriels (86 %) considèrent la taxe professionnelle comme un handicap. Il en va de même pour le coût du travail non qualifié et pour l’impôt sur les sociétés (respectivement 77 % et 71 %). D’autres éléments sont majoritairement déclarés comme étant défavorables : le taux de change de l’euro, le coût du travail qualifié, le manque de flexibilité des horaires de travail et la faible mobilité géographique des salariés.
Lorsque les entreprises industrielles hiérarchisent les handicaps de la France, le coût du travail non qualifié occupe, de loin, la première place, suivi par la taxe professionnelle.

Le développement de nouvelles activités de production à l’étranger
Entre 2002 et 2007, 12 % des entreprises industrielles (représentant un quart du chiffre d’affaires de l’industrie) déclarent avoir développé de nouvelles activités de production à l’étranger et autant d’entreprises (représentant un sixième du chiffre d’affaires de l’industrie) disent avoir déplacé à l’étranger des activités de production auparavant réalisées en France.
Les entreprises de plus de 250 salariés ou fortement exportatrices sont plus particulièrement concernées.
Selon les chefs d’entreprise, le développement à l’étranger devrait se poursuivre au cours des prochaines années, via notamment l’installation de nouvelles capacités de production.
Un peu plus de 20 % des entreprises industrielles, représentant l’équivalent du tiers du chiffre d’affaires de l’industrie, prévoient de créer de nouvelles activités à l’étranger. Il ne s’agit bien sûr, à ce stade, que d’intentions, qui si elles se matérialisaient, entraîneraient cependant une hausse de 10 points de la proportion d’entreprises industrielles créant de nouvelles activités à l’étranger par rapport à la période 2002-2007.
Le transfert à l’étranger d’activités de production existantes se poursuivrait également au cours des prochaines années. Il concernerait près de 16 % des entreprises industrielles contre 12 % sur la période 2002-2007.
Dans les deux cas, le phénomène d’externalisation demeure toujours plus marqué pour les entreprises de plus de 250 salariés ou fortement exportatrices. Les secteurs des biens d’équipement et de l’automobile sont également davantage concernés.

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Les Entreprises Françaises et La Mondialisation en vidéos :

Guerre économique : Quelle stratégie pour l’entreprise française ?
Les entreprises dans la mondialisation
Jean-Yves Durance, Vice-président de la CCI Pairs Ile-de-France

Echos-partners-industrie.com présente plus d’informations sur la sous-traitance industrielle made in France et ses entreprises de sous-traitance industrielle dans divers secteurs d’activités de la sous-traitance industrielle.

Pour plus d’informations, voir l’article sur la mondialisation en France : Les Entreprises Françaises et La Mondialisation.

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