La structure des entreprises

L es statistiques annuelles sur la structure des entreprises décrivent la structure, la gestion et les performances des entreprises selon leur activité économique. Elles brossent un tableau de l’économie de marché réelle et, en particulier, de l’industrie, de la construction, du commerce et de nombreuses activités de services. Les statistiques structurelles sur les entreprises se basent sur des données d’enquête et sur des données administratives récoltées auprès d’un échantillon d’entreprises. Les grandes entreprises sont interrogées chaque année de manière exhaustive. Gros plan.

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belgiqueeScan par secteurs
En 2013, l’économie marchande non financière comptait 565.802 entreprises et 2.709.917 personnes occupées en Belgique. 53 % des entreprises et 45 % des personnes occupées étaient actives dans le secteur des services.
Le commerce s’avérait le deuxième plus grand secteur tant en nombre d’entreprises (24 %) que d’emplois (23 %).
L’industrie était, quant à elle, le plus petit secteur en nombre d’entreprises (6 %), mais pas en nombre de personnes occupées (21 %). Ainsi, le secteur industriel employait en moyenne plus de personnes par entreprise que les autres secteurs, soit 15,9 personnes occupées.
Ce chiffre s’élevait à 4,7 pour le commerce, à 4,0 pour les services et à 3,2 pour les entreprises de construction.

le secteur “informatique, médias et télécommunications” présente la plus haute valeur ajoutée par personne occupée, tandis que “l’aménagement paysager, l’entretien des bâtiments et des jardins” affiche la plus faible valeur ajoutée. 

Etude comparée
Le commerce affiche les valeurs totales les plus élevées pour le chiffre d’affaires et les achats (respectivement 413 et 371 milliards d’euros), tandis que le secteur des services arrive en tête pour la valeur ajoutée, les dépenses de personnel et l’excédent brut d’exploitation (respectivement 76 milliards d’euros, 42 milliards d’euros et 34 milliards d’euros). Le secteur de la construction détient la part la plus faible pour l’ensemble de ces indicateurs.
Les “achats” représentent la valeur de tous les biens et services achetés en vue d’être revendus ou utilisés dans le processus de production.
Le “chiffre d’affaires” est la valeur totale des ventes sur le marché de biens et de services à des tiers.
La “valeur ajoutée” correspond à peu près à la différence entre le chiffre d’affaires et les achats.
Les “coûts de personnel” équivalent à la rémunération versée par l’employeur à ses salariés pour le travail accompli, en ce compris les impôts et les cotisations sociales.
“L’excédent brut d’exploitation” s’obtient en déduisant les “coûts de personnel” de la valeur ajoutée. Il s’agit donc de l’excédent qui découle des activités de l’entreprise après paiement du travail accompli. Cet excédent correspond au solde disponible pour payer les impôts, rétribuer les investisseurs actuels (intérêts ou dividende) et financer les nouveaux investissements.
Les valeurs totales pour les dépenses de personnel et la valeur ajoutée sont souvent mises en corrélation avec les indicateurs relatifs à l’emploi, qui sont exprimés par travailleur.
Les dépenses de personnel sont liées au nombre de salariés, tandis que la valeur ajoutée est mise en corrélation avec le nombre de personnes occupées. Ce dernier comprend tant les salariés que les personnes occupées non rémunérées comme les associés actifs, les travailleurs familiaux non rémunérés, etc.

orLa valeur ajoutée par personne
La valeur ajoutée par personne occupée s’élève en moyenne à 71.000 euros par personne occupée, allant de 28.000 euros pour l’aménagement paysager, l’entretien des bâtiments et des jardins à 223.000 euros pour l’énergie, l’eau et le traitement des déchets.
Au sein du secteur des services, il existe une grande hétérogénéité. En effet, le secteur “informatique, médias et télécommunications” présente la plus haute valeur ajoutée par personne occupée, tandis que “l’aménagement paysager, l’entretien des bâtiments et des jardins” affiche la plus faible valeur ajoutée. Il en va de même dans l’industrie manufacturière où le groupe sectoriel “produits chimiques, matières plastiques et caoutchouc” détient une valeur ajoutée élevée, tandis que le groupe “textiles et habillement” possède une valeur moindre.
Les dépenses moyennes de personnel sont les moins élevées dans le secteur de l’aménagement paysager, de l’entretien des bâtiments et des jardins (24.000 euros) et les plus importantes dans le secteur “produits chimiques, matières plastiques et caoutchouc” (87.000 euros) et affichent une moyenne de 52.000 euros par salarié.
Il est frappant de constater que les secteurs détenant une haute valeur ajoutée par personne occupée, présentent aussi généralement des dépenses de personnel élevées et inversement.

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