Derrière une activité économique se cache un entrepreneur qui identifie des opportunités et les saisit. En Belgique, selon l’enquête GEM, environ 40 % de la population âgée entre 18 et 64 ans saisissent ces opportunités.

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L’esprit d’entreprise
Ce pourcentage est plus faible qu’aux Pays-Bas ou presque 50 % de la population entreprennent, mais plus élevé qu’en France (28 %). L’état d’esprit de la population allemande (38 %) est équivalent à celui de la Belgique. Bien que 40 % des 18 à 64 ans identifient ces opportunités d’entreprendre, la peur de l’échec persiste dans notre pays : presque 50 % d’entre eux craignent un échec, ce qui est davantage que chez nos voisins (42 % en Allemagne, 41 % en France et 33 % aux Pays-Bas).
Alors qu’en Allemagne les entrepreneurs sont très bien considères et qu’aux Pays-Bas l’entrepreneuriat est vu comme un excellent choix de carrière, la population belge est moins tentée par l’entreprenariat. Les Belges préfèrent encore le statut de salarié à celui d’indépendant. Pourtant, les différences entre les deux statuts ne font que diminuer.

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L’entreprenariat féminin
L’OCDE analyse, en collaboration avec la Commission européenne, comment supprimer les obstacles à l’entreprenariat pour certains groupes sous-représentés comme les femmes, les jeunes, les minorités ethniques et les sans-emploi. Ils plaident pour un entreprenariat d’intégration sociale ou chacun reçoit la possibilité de fonder son entreprise. L’accent est mis sur différents aspects : l’accès au financement, la compétence et l’attitude d’entreprenariat et la régularisation.

Dynamisme entrepreneurial
L’esprit d’entreprise est bien sur un requis important pour l’entrepreneuriat, toutefois celui-ci doit aboutir à la création d’une entreprise avant d’exercer un impact sur la croissance économique et la compétitivité.
Le “Total early-stage Entrepreneurial Activity” (TEA), un indicateur utilise dans l’enquête GEM, fournit à cet effet le pourcentage de la population entre 18 et 64 ans engagée dans la création d’une entreprise ou à la tète d’une jeune entreprise. En Belgique, ce pourcentage de personnes qui, selon l’enquête, procèdent à la création d’une entreprise progresse depuis quelques années pour atteindre un pic en 2015 (6,2 %). L’entrepreneuriat belge est donc supérieur a celui de ses voisins : en France (5,3 % en 2014), en Allemagne (4,7 %), mais reste toutefois inferieur à celui de ses voisins du nord (7,2 %), bien que ce pourcentage diminue fortement. Après de multiples initiatives des autorités publiques au cours des dernières années en vue de stimuler l’entrepreneuriat, la population d’entreprise néerlandaise commence à être “saturée” et ne peut plus supporter la forte croissance de l’entreprenariat (Rapport GEM Pays-Bas).

Une économie ouverte
En outre, il est important que les entreprises soient orientées vers l’international. La Belgique, qui possède un petit marché local, doit surtout pouvoir regarder au-delà des frontières. 23 % des personnes interrogées, engagées dans un entreprenariat (TEA) en Belgique, reconnaissent posséder plus de 25 % de clients étrangers. Notre pays possède une petite économie ouverte. En outre, la barrière linguistique avec nos principaux partenaires commerciaux est limitée. En Allemagne, le pourcentage des entreprises orientées vers l’international est un peu plus élevé (25 %), tandis qu’aux Pays-Bas (20 %) et en France (22 %), les entreprises comptent moins de clients étrangers.

Accès au financement
Bien que les petites entreprises garantissent une grande partie de l’emploi et de la démographie des entreprises, celles-ci ont moins d’accès au financement externe que les grandes entreprises et présentent, par conséquent, moins de chances de croissance. Une communication de l’information de crédit au sujet de la situation financière des PME et de leurs demandes de crédit pourrait faciliter l’obtention de financement. Un financement alternatif comme le leasing et le factoring constitue, en Belgique, une source de crédit de plus en plus importante28. Il existe différentes possibilités de financement, dont les plus connues et les plus populaires sont le capital propre, le prêt bancaire et la ligne de crédit. Le venture capital connait, pour sa part, de plus en plus de succès.

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Selon une enquête européenne concernant l’accès au financement (BCE et CE), seules 6 % des demandes de prêt ont été refusées en 2015 en Belgique ; ce chiffre était de 7 % un an auparavant. Toutefois, seules 70 % des demandes ont été entièrement autorisées, contre 83 % en 2014.
En 2015, contrairement à l’année précédente, les entreprises belges ont rencontré plus de difficultés à obtenir un prêt que les entreprises françaises (71 %) et allemandes (76 %). Aux Pays-Bas, par contre, à peine 38 % des demandes de prêt ont été obtenues.
La loi du 21 décembre 2013 relative au financement des PME vise a améliorer l’équilibre entre les banques et les entreprises ; elle introduit, notamment, un code de conduite entre ces parties. Cette loi est entrée en vigueur le 1er mars 2014. La première évaluation de ces mesures est actuellement en cours.

Des taux d’intérêt bas
Le montant exigible des crédits accordés s’élevait, fin 2015, à un peu plus de 120 milliards d’euros. Les crédits accordés aux petites entreprises, qui représentent plus de la moitié des crédits aux entreprises, ont atteint un niveau record au cours du quatrième trimestre 2015. Les taux d’intérêt bas encouragent les entreprises à contracter des prêts. En outre, les PME, plus que les grandes entreprises, sont très dépendantes des prêts bancaires étant donné qu’elles peuvent moins faire appel aux sources alternatives de financement (Wehinger, 2013). De ce fait, en période de crise, leurs demandes continuent à augmenter.
La sante financière de l’entreprise joue, par conséquent, un rôle important lors de la demande de crédit et davantage encore en temps de crise. En effet, des entreprises financièrement stables ont pu, en périodes de difficultés économiques, obtenir un crédit tandis que les entreprises présentant un profil de risque plus élevé ont rencontré des difficultés. Les banques ont également essayé de maintenir leurs relations à long terme avec leurs clients et se sont montrées moins sévères au sujet du risque de crédit vis-a-vis des PME appartenant à leur clientèle que vis-a-vis de leurs nouveaux clients.

Création d’entreprises
En 2013, les créations d’entreprise en Belgique ont largement dépassé les disparitions d’activité : le nombre net des entreprises a augmenté de 3 %. La France a davantage progresse avec une croissance nette de près de 5 % tandis que les Pays-Bas n’ont enregistré qu’une croissance de 1 % et que l’Allemagne a comptabilise une chute de sa démographie d’entreprises (-0,9 %).
Les statistiques administratives relatives à la démographie belge des entreprises (DG Statistique – Statistics Belgium) indiquent qu’en 2014 la démographie a augmenté de manière plus marquée qu’en 2013, enregistrant une forte progression du nombre de créations d’entreprises.

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La démographie belge des entreprises se compose d’ailleurs principalement de petites entreprises: en effet, plus de deux tiers des entreprises ne comptent aucun salarie, tandis que 20 % ne comptent qu’entre un et quatre salariés. Seulement 5,2 % des entreprises belges emploient plus de 10 salaries. En France et surtout aux Pays-Bas, l’entreprenariat se compose principalement de petites entreprises sans salarié (respectivement 68,1 % et 77,8 %). En Allemagne, ou plus de la moitié des entreprises ne comptent aucun salarié, plus de 9 % des entreprises dénombrent plus de 10 salariés.
La Commission européenne a entamé, fin mars 2016, une consultation publique au sujet des start-ups et des obstacles auxquels celles-ci peuvent être confrontées durant leur cycle de vie. L’objectif de la consultation est de fournir, au moyen d’initiatives européennes, des solutions aux problèmes les plus fréquents.

Seconde chance
Bien que la peur de l’échec soit plus élevée en Belgique, le taux de survie y est élevé. En effet 90 % des entreprises créées survivent après un an. Ce pourcentage est de 73 % après 3 ans. Notre pays s’en sort mieux que ses voisins, et même mieux qu’une grande partie des autres pays de l’Union européenne. Toutefois, il est important d’octroyer une deuxième chance aux entrepreneurs en cas d’échec de leur première entreprise. Le temps et le coût liés à la résolution d’une insolvabilité sont inférieurs en Belgique par rapport à la moyenne de l’UE et des pays voisins.

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