Madame Elfrieda Sylvie Blasczak, PDG de SLCT, est une femme qui a été placée sous les feux des projecteurs pour sa ténacité et sa présence dans un monde d’hommes.
Les décorations, les interviews, elle connaît et se prête toujours avec autant d’humilité à l’exercice. Pourtant, la présenter comme l’exception qui confirme la règle, c’est encore une façon de dire que la place naturelle de la femme n’est pas à la tête d’une industrie.
Sylvie Blasczak, elle, combat avec ferveur cette idée depuis plus de 26 ans.
Passionnée, toute sa vie aura été dédiée à la transmission de l’amour d’une profession souvent mal perçue, car méconnue. Force est de constater que si la vie d’une chef d’entreprise n’est pas aisée, elle manie l’exercice à la perfection.
Son parcours laisse perplexe et donne envie : envie de susciter des vocations, de relever les manches et de suivre le modèle. D’ailleurs, le virus de l’amour de l’industrie aura fini par toucher le fils de l’entrepreneur aux expériences multiples (conseiller prudhommal, membre du conseil d’administration de l’Urssaf ou encore de la médecine du travail). Jérémie Furlan a décidé de suivre les traces de sa mère et de la rejoindre pour participer au développement de SLCT.
Récit d’une histoire d’entreprise familiale hors du commun…

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sltc Traitement de surface des métaux

De SLTS à SLCT, un chemin parsemé d’obstacles
Créée en 1989, la société historique SLTS exerçait aussi dans le traitement de surface des métaux. “J’ai travaillé chez des équipementiers automobiles et j’ai constaté qu’il y avait un besoin de zingage électrolytique. J’ai fait procéder à une étude de marché qui a confirmé mon analyse. Je me suis alors lancée dans l’aventure.
Il m’a fallu beaucoup de conviction en mon projet pour convaincre les banquiers. J’ai aussi dû être à la pointe de la connaissance technique, car en tant que femme, je voyais bien qu’on tentait de me piéger sur ce plan. Je suis passionnée par mon activité et rien n’aurait pu m’arrêter. Vingt-six ans après, je garde le même amour pour mon travail et l’entreprise.
Même s’il a fallu prendre des décisions difficiles, notamment après la crise de 2008 où une réduction d’effectif avait été rendue nécessaire, je me suis battue pour redonner à la société toute sa dynamique et son potentiel de croissance. L’objectif que je m’étais fixé est atteint. Désormais, nous comptons 75 salariés dans l’entreprise qui travaillent avec engagement pour la réalisation d’un chiffre d’affaires de 6,5 millions d’euros. Et ce parcours de réussite se confirme d’année en année” nous confie la dirigeante, Lauréate du Trophée Grand-Est des Femmes de l’économie en 2015.

L’art de rebondir : SLCT une croissance continue à deux chiffres
Son succès, l’entreprise SLCT la doit à la capacité de son chef d’entreprise de s’adapter et d’inventer des solutions nouvelles à chaque difficulté rencontrée. “SLCT a été créée en 2013 pour faire de la croissance externe car bien que j’avais des ambitions en recherche et développement, il n’était pas possible d’aller jusqu’au bout de celles-ci après la crise. Désormais, la situation est différente et SLCT est très investie dans l’innovation.
D’ailleurs, d’ici cinq ans, notre objectif est de proposer un traitement novateur pour le véhicule du futur. Le traitement aluminium va conférer au véhicule du futur des qualités techniques, telles la dureté, la résistance au feu et surtout l’allégement du véhicule ainsi que sa résistance à la corrosion.” Pour madame Sylvie Blasczak, si c’est bien l’humain qui fait avancer l’entreprise, tout doit être fait pour lui faciliter le travail.
“L’automatisation est un peu compliquée pour une entreprise comme la nôtre car nous traitons 5000 pièces différentes dans l’année. La robotisation est possible quand il y a peu de références, ce qui n’est pas notre cas.
De fait, j’ai cherché à alléger la charge de travail pour les salariés via de nouvelles technologies. C’était important car le travail dans l’entreprise est physique, les pièces sont lourdes et nos employés arrivés à un certain âge pouvaient avoir des difficultés.
Il a donc fallu faire des études de poste (lean manufacturing) pour gagner en qualité des conditions de travail et augmenter la rentabilité de l’entreprise. En ce qui me concerne, je n’hésite jamais à faire appel à divers interlocuteurs pour offrir à l’entreprise tout le soutien nécessaire.”

Une entreprise ancrée dans son environnement
Outre la performance technique de l’entreprise, sa réactivité, sa souplesse et la qualité de sa production (l’entreprise est certifiée iso 9001) ; c’est aussi et surtout sa capacité de s’adapter à son environnement économique, juridique, technologique qui est à l’origine de sa longévité et de sa pérennité.
“Le chef d’entreprise ne doit pas hésiter à faire appel à toutes les structures et tous les dispositifs juridiques existant pour porter sa société vers la croissance.
A un moment donné, après la crise et le rachat de SLCT, nous n’avons pas hésité à faire une demande d’avance de CICE auprès de la BPI. Nous n’en avons pas eu besoin après mais ce fut une démarche intéressante pour notre entreprise. L’entrepreneur peut
aussi avoir parfois besoin de recourir au médiateur de l’industrie en cas de litige avec un client.
Ce ne fut pas notre cas, car notre organisation nous a mis à l’abri de certaines difficultés. Ceci étant, je reste toujours attentive aux droits et obligations des entreprises d’un point de vue juridique”.

A ce titre, l’entreprise, qui est établissement classé ICPE, se conforme strictement à ses obligations de surveillance, contrôle et déclaration de ses rejets atmosphériques.
Des obligations qui coûtent cher aux entreprises, au grand regret de Sylvie Blasczak qui ne manque pas de souligner son agacement. “Ce qui est dommage en France, c’est d’évoluer dans un climat de défiance des entrepreneurs et non de confiance. Pourtant nous nous battons sans relâche pour le maintien du Made in France et des emplois. Nous attendons plus de souplesse et d’écoute de nos gouvernements pour nous laisser piloter nos entreprises avec engagement comme je le fais depuis 26 ans !”

Fiche signalétique

Sous-traitance industrielle Made in France

Sous traitant industriel slctACTIVITÉ PRINCIPALE : Traitement de surface des métaux (Cataphorèse, thermoplaquage, zingage électrolytique).
COORDONNÉES : Rue de Metz – Lieu-dit Haut-Pont • Code postal : 57650 • Ville : Fontoy • Pays : FRANCE
Tél. société : +33 3 82 85 28 22 • Fax société : +33 3 82 85 93 64
Site Internet : www.slct.fr • E-MAIL : info.accueil@slct.fr
CONTACTS : PDG : Mme Elfrieda BLASCZAK • Commercial : M. Pierre DESREUMAUX.
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES : C.A. : 6 500 000 € • Nombre de salariés : 75 • Code NAF : 2561Z
ACTIVITÉS : Cataphorèse, thermoplaquage, peinture liquide, zingage électrolytique au tonneau, conditionnement.

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