L’aluminium fait partie intégrante de notre quotidien puisqu’il trouve des applications dans de multiples domaines, dont l’emballage ménager, un marché estimé en France entre 55 000 et 70 000 tonnes par an.

recyclage emballage L’aluminium, un matériau 100% recyclable insuffisamment valorisé
Ce matériau présente en effet l’avantage d’être 100 % recyclable et ce à l’infini, sans altération de ses propriétés ni perte de poids. De plus, l’aluminium de seconde fusion (recyclé) permet d’économiser 95 % de l’énergie nécessaire à son extraction, tout en ne générant que 5 % d’émissions de gaz à effet de serre. Or, malgré ses indéniables bénéfices économiques et environnementaux, son taux de recyclage s’élevait à 32 % seulement en 2012. C’est l’un des matériaux d’emballage ménager les moins bien recyclés, la moyenne s’établissant à 67 % (Source : rapport annuel Eco-Emballages 2012).

Les raisons du constat
Un constat qui s’explique notamment par la faible proportion d’emballages en aluminium au regard de la totalité des emballages mis sur le marché. Ils représentent 58 000 tonnes (Source : Synthèse Emballages Ménagers de l’Ademe, 2010) sur les 4,7 millions de tonnes d’emballages déclarés auprès d’Eco-Emballages (verre, papier/carton, plastique, aluminium et acier).
Conséquence : les centres de tri sont insuffisamment équipés pour le tri optimal de l’ensemble des emballages en aluminium. Ils traitent majoritairement les grands emballages rigides en aluminium (canettes, aérosols ou autres boîtes de conserve). Les plus petits – inférieurs à la taille d’un pot de yaourt -, semirigides ou souples sont rejetés du process de tri. Canettes écrasées de petite taille, barquettes, couvercles, bouchons, opercules, dosettes de café ou papier aluminium ne peuvent donc pas être recyclés. Cette situation est d’autant plus insatisfaisante que la filière industrielle de recyclage d’aluminium en France manque de matière à recycler.

recyclage emballageLe “Projet métal”, un partenariat tripartite d’envergure nationale
Le développement de la collecte, du tri et du recyclage des petits emballages et objets en métal est donc devenu un enjeu à vocation nationale. Afin d’encourager l’ensemble des acteurs impliqués – collectivités locales, associations, opérateurs, metteurs sur le marché, recycleurs et citoyens – le CELAA, Eco-Emballages et l’Association des maires de France (AMF) ont décidé de s’associer pour déployer un programme de renforcement de la collecte, du tri et du recyclage baptisé “Projet métal”.
À l’initiative du CELAA, ce partenariat conclu pour une durée de 3 ans (2014 à 2016) avec Eco-Emballages et l’AMF a pour ambition de porter au niveau national le “Projet métal” et son développement.
• L’AMF s’engage à informer ses membres sur le projet afin de les encourager à envoyer leurs candidatures et à soutenir le renforcement des consignes de tri.
• Eco-Emballages s’applique à promouvoir le projet auprès des collectivités signataires d’un Contrat pour l’action et la performance (proposé par Eco-Emballages aux collectivités), d’accompagner les collectivités sélectionnées sur candidature dans le cadre du standard expérimental et de leur verser un soutien financier pour chaque tonne triée et recyclée.
• Enfin, en complément de son travail de sensibilisation et de promotion du “Projet métal”, le CELAA s’assure que le fonds de dotation pour le recyclage des petits aluminiums créé par Nespresso accompagne bien les collectivités éligibles. Le standard expérimental d’Eco-Emballages, un soutien pour les collectivités qui recyclent les petits emballages en aluminium Eco-Emballages offre la possibilité aux collectivités de produire, en plus du standard classique de tri, un standard expérimental sur les petits emballages en aluminium.
Afin de les encourager à s’engager dans cette démarche novatrice, ce standard expérimental bénéficie du même soutien financier que le standard classique. Les collectivités intéressées devront soumettre leur candidature auprès d’Eco-Emballages en s’assurant de pouvoir capter des quantités de métaux significatives à un coût maîtrisé. Chaque projet retenu fera l’objet de la signature d’une convention spécifique. Pour prétendre au standard expérimental, dont le montant sera équivalent à celui du standard sur l’aluminium rigide, les collectivités devront engager des actions de communication destinées à mobiliser les habitants pour le tri des emballages et objets en aluminium de petite dimension.
Conclusion
Avec ce “Projet métal”, le CELAA, Eco-Emballages et l’Association des maires de France ont pour ambition commune de renforcer le principe d’une économie circulaire, d’augmenter le recyclage des emballages en aluminium et en acier et de participer à la dynamisation de la filière aluminium.

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