Sous-traitance : Le CISMA à la loupe.

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Le CISMA : Organisation

Le CISMA est le syndicat des équipements pour la Construction, les Infrastructures, la Sidérurgie et la Manutention en France.
Il regroupe les entreprises qui conçoivent, fabriquent et commercialisent des équipements, des matériels et des systèmes dans les domaines cités ainsi que les fournisseurs de composants et équipements spécifiques pour ces matériels et systèmes.

Les 200 entreprises du CISMA – PME, PMI et filiales de grands groupes – emploient 33 000 personnes en France. Exportant 68 % de leur production, elles réalisent un CA de 7 milliards d’euros. Une équipe de 15 collaborateurs divisée en 3 pôles de compétences (économique, technique et promotion/ relations publiques) est à l’écoute de nos adhérents.
L’action du Cisma consiste principalement à promouvoir la profession, analyser la conjoncture et les marchés, publier des statistiques, suivre les réglementations techniques française, européenne et mondiale, participer à la normalisation, favoriser la coopération industrielle européenne et internationale.

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Le Cisma organise des réunions de travail entre professionnels d’un même métier. Il apporte des informations et des conseils répondant aux besoins spécifiques des entreprises adhérentes dans les domaines juridique, fiscal, environnement, commerce international.
Au plan français, le Cisma, membre de la Fédération des Industries Mécaniques (FIM), travaille étroitement avec les organisations professionnelles clientes.
Il participe à l’organisation de l’exposition Manutention et co-organise le salon Intermat, vitrine internationale du matériel technique pour le BTP. Le Cisma participe activement aux travaux économiques et techniques des associations européennes (CECE, FEM et CECOF) et coopère avec les associations américaines (Aem et Ita), japonaises (CEMA et Jiva) et sud-coréenne (Kocema).

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L’analyse du CISMA.
Quel regard les industriels de biens d’équipement que représente le Cisma peut porter sur la sous-traitance ? Quelques-uns sont des filiales françaises de constructeurs européens ou internationaux et vont donc adapter leurs équipements à la réglementation française, notamment dans le domaine de la prévention et de la sécurité qui reste du domaine des pouvoirs publics français.

La majorité d’entre eux produisent en France, qu’ils soient français ou centres de production européen ou mondial pour une gamme de produits tout en étant filiale d’un groupe étranger. La stratégie industrielle est propre à chaque entreprise et va varier de la fabrication presque totale de l’équipement jusqu’au “simple” assemblage en passant par la production d’éléments jugés essentiels en interne ou sous-traités avec un cahier des charges du constructeur.

Il est donc difficile de porter une appréciation sur la relation entre un constructeur de biens d’équipement et un sous-traitant compte tenu de la diversité des stratégies.
Il y a certainement quelques constantes : la recherche de la qualité, le respect des délais, une pression sur les prix compte tenu de la dégradation des marges des constructeurs dans une économie tendue avec une concurrence forte, une volonté plus marquée d’établir des relations de confiance, voire de partenariat. Il y a aussi une tendance de certains industriels à ne plus travailler avec des sous-traitants à l’autre bout de la planète mais cette tendance n’est pas générale : celle-ci est liée soit, à la difficulté d’assurer une qualité du produit sous-traité, le coût du transport n’étant plus un frein soit, à la possibilité de trouver localement des sous-traitants réactifs et ayant investi dans un outil de production performant afin que le coût de la main d’œuvre n’obère pas le prix final de la pièce. Qui plus est, une sous-traitance locale a, généralement, une bonne connaissance de l’environnement social et environnemental ce qui dans notre pays est un avantage compte tenu de la complexité de la législation et de la réglementation. Nous avons aussi l’atout d’une main d’œuvre de qualité même si celle-ci, compte tenu de la pyramide des âges, a du mal à se renouveler dans les métiers liés à la mécanique. Le travail collaboratif se développe sur certains équipements à l’image des cabines des chariots élévateurs ou des engins de chantier : à partir d’un cahier des charges du constructeur mais avec l’étroite collaboration du fabricant de cabine, chaque constructeur dispose d’un produit spécifique qui est un élément distinctif de la marque (visibilité, ergonomie…). Au-delà du prix qui reste bien évidemment un élément essentiel, la qualité et le respect des délais de livraison sont des facteurs prépondérants. La mise en place de processus internes, la certification ISO 9001, le lean management s’ils ne sont pas des passages obligés, sont des atouts pour la fidélisation d’une relation entre les deux parties.